(…)
« Mais au-delà d’une
fantaisie que certains jugeront débridée, ces oeuvres dénoncent - sur un mode
parodique - l’effet dévastateur de la confusion entre sphère de l’intime et
espace public, ce dernier devant être compris
non pas comme un espace de médiation entre les citoyens mais bien comme
le champ de bataille de la société de consommation. Comme l’avait fait
autrefois Claude Closky, Guénard fustige un ordre bien pensant avec une
liberté, une joie et une invention libératrice réaffirmant sa capacité de
résistance.
(…)
Le sexe comme rapport à
l’autre est déjà un lieu commun. Le sexe comme nécessité d’une part de scandale
que réclame l’individualisme de notre monde, c’est déjà moins courant. Le sexe
comme refus d’adhésion béat à un ordre consumériste, telle est sans doute la
leçon de l’art de Claude Guénard. C’est peu et beaucoup à la fois. »
Damien Sausset, Art Press, Juin 2008
(...)
“But beyond a fantasy that some people will deem unbridled, these works
denounce – using parody – the devastating effect of the confusion between the
intimate sphere and public space, the latter having to be understood not as a
mediation space between citizens but as the battlefield of consumer society. As
Claude Closky did in times past, Guénard censures the self-righteous order with
a freedom, a joy and a liberating invention that reasserts his capacity for
resistance.
(...)
Sex as a relationship to the other is already a common space. Sex as a
necessity, on one hand, of scandal that the individualism of our world lays
claim to is already not as common. Sex as a refusal to blissfully adhere to a
consumerist order is undoubtedly the lesson of Claude Guénard’s art. It is both
a little and a great deal at the same time.”
Damien Sausset, Art Press, June 2008